RS&DE en cybersécurité
Détection comportementale, cryptographie appliquée, analyse de maliciels, réduction des faux positifs : la cybersécurité est l'un des rares domaines où l'incertitude technologique est structurelle. La RS&DE est faite pour ce genre de travail.

- Détection, corrélation et réduction des faux positifs
- Cryptographie appliquée et protocoles
- Analyse de maliciels et rétro-ingénierie
La RS&DE appliquée à la cybersécurité
La RS&DE est le crédit d'impôt fédéral canadien pour la R&D. Une société privée sous contrôle canadien y récupère jusqu'à 35 % de ses dépenses admissibles, en argent remboursable, sur une assiette pouvant atteindre 6 M$ par année ; au Québec, le CRIC ajoute 30 % sur la première tranche de 1 M$. En cybersécurité, la difficulté n'est pas de démontrer l'incertitude — elle est partout — mais de la documenter sans exposer de renseignements sensibles, et de séparer la recherche de l'exploitation d'un service de surveillance.
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Le taux de faux positifs est une cible de recherche
Abaisser un taux de faux positifs sous un seuil que les approches connues n'atteignent pas, sans dégrader la détection, est un problème de recherche mesurable. C'est aussi l'un des dossiers les plus faciles à défendre, parce qu'il produit des courbes.
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Le centre opérationnel n’est pas de la RS&DE
Surveiller, trier et répondre à des incidents est un service. Concevoir la méthode qui permet de détecter une classe d'attaques que le marché ne détecte pas relève du développement expérimental. Les deux activités partagent souvent la même équipe, ce qui rend la répartition du temps décisive.
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Documenter sans exposer
Un dossier de RS&DE se défend avec des mesures, des hypothèses et des résultats d'essais — pas avec des données clients ni des détails d'exploitation. La preuve se construit sur les jeux de tests et les indicateurs, ce qui règle la question de la confidentialité par construction.
Exemples de projets admissibles
Une liste de travaux couramment admissibles chez nos clients du secteur. Elle illustre, elle n'énumère pas : un projet absent de cette liste n'est pas un projet exclu.
Couramment admissible dans ce domaine
- Détection comportementale et modèles d’anomalie
- Réduction du taux de faux positifs à détection constante
- Analyse automatisée de maliciels et désobfuscation
- Cryptographie appliquée et migration post-quantique
- Sécurité des environnements conteneurisés et de la chaîne d’approvisionnement logicielle
- Corrélation à haut débit sur flux de journaux
Le piège du secteur : réclamer la conformité. Obtenir une certification, mener un audit ou appliquer un cadre reconnu est un travail de mise en conformité, pas de la RS&DE. Ce qui est admissible, c'est le mécanisme qu'il a fallu concevoir parce que les contrôles existants ne tenaient pas la contrainte.
Questions fréquentes
Un test d'intrusion mené comme un service, en appliquant des techniques connues à un environnement client, n'est pas de la RS&DE. En revanche, développer une méthode ou un outil capable de découvrir une classe de vulnérabilités que les outils existants ne trouvent pas est du développement expérimental, et se réclame — y compris quand la recherche n'aboutit pas.
En documentant la méthode plutôt que les incidents. Un dossier de RS&DE se construit sur l'hypothèse testée, le protocole d'essai, les jeux de données de test et les mesures obtenues — jamais sur des données clients ni sur des détails d'exploitation. Cette contrainte de confidentialité produit en pratique un meilleur dossier, parce qu'elle force à écrire ce que l'ARC demande réellement.
Le suivi de menaces et la production de renseignements sont des activités de veille et de service, généralement exclues. Ce qui est admissible, c'est le travail d'ingénierie qui en découle : concevoir une technique de détection, un mécanisme de désobfuscation ou un modèle capable de généraliser au-delà des échantillons connus.
Entraîner un modèle avec des méthodes établies sur des données propres n'est pas, en soi, de la RS&DE. L'admissibilité apparaît quand le problème résiste : déséquilibre extrême des classes, dérive adverse, contrainte de latence ou d'explicabilité qu'aucune approche connue ne satisfait. Ce sont ces obstacles-là, et les essais menés pour les franchir, qui constituent le dossier.
Hubvention est un cabinet canadien spécialisé en financement public de la R&D. En cybersécurité, notre apport porte sur deux points : séparer proprement la recherche de l'activité de service, et construire une preuve fondée sur les mesures plutôt que sur des éléments que vous ne pouvez pas divulguer.