Subventionnez votre innovation de produit
Prototype, bancs d'essai, nouvelle formulation, passage de l'échantillon à la production : c'est la phase la plus coûteuse et la plus incertaine. C'est aussi celle que le financement public est conçu pour absorber.

- Développement d'un nouveau produit
- Prototype et série pilote
- Nouvelle formulation de produit
- Essais en laboratoire externe
- Bancs d'essai et matériaux
- Salaires de l'équipe technique
- Sous-traitance d'ingénierie
- Mise à l'échelle vers la production
Programmes pour l'innovation de produit
Un crédit d'impôt sur les travaux techniques, une aide directe sur le projet, et des programmes sectoriels pour la mise à l'échelle : les trois se combinent.
- Crédit R&D · Gouvernement du Canada
RS&DE
- Fédéral · Conseil national de recherches du Canada
PARI-CNRC
Le PARI est le principal levier fédéral d'innovation pour les PME canadiennes. Il finance des salaires et de la sous-traitance sur un projet de développement technologique, sous forme de contribution non remboursable, et il passe obligatoirement par un conseiller en technologie industrielle du CNRC.Dépôt en continuDe moins de 50 000 $ à 10 M$ - Provincial · Ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie (MEIE)
Primo-adoptants
Primo-adoptants finance le passage du prototype à la première vente : une jeune entreprise innovante et une entreprise établie qui accepte d'être son premier client mènent ensemble un projet de mise au point en conditions réelles. La subvention atteint 75 000 $, soit jusqu'à 60 % des dépenses admissibles.OuvertJusqu'à 75 000 $ - Fédéral · Agriculture et Agroalimentaire Canada
Agri-innover
Agri-innover finance la commercialisation, la démonstration et l'adoption de technologies et de procédés innovants dans le secteur agricole et agroalimentaire. L'aide prend la forme d'une contribution remboursable : c'est un financement, pas un cadeau, et le montage doit en tenir compte.Dépôt en continuJusqu'à 5 000 000 $
Un projet de ce type en préparation ?
Comment se finance l'innovation de produit
Le financement public du développement de produit ne récompense pas la réussite : il partage le risque. Concrètement, les travaux admissibles sont ceux dont on ignorait le résultat au départ — un prototype qui n'a pas tenu, une formulation abandonnée après essais, une architecture écartée parce qu'elle ne passait pas à l'échelle. Ces échecs sont admissibles au même titre que les réussites, et ce sont souvent eux qui démontrent le mieux l'incertitude technique exigée.
La conséquence pratique est une question de documentation, pas d'admissibilité. Un dossier se construit sur des traces datées : hypothèses posées, essais réalisés, résultats obtenus, décisions prises. Ces traces existent presque toujours — carnets d'essais, rapports d'atelier, courriels, registres de versions — mais elles ne sont rassemblées qu'au moment de la réclamation, un an plus tard, quand les personnes concernées sont passées à autre chose. C'est de loin la première cause de montants perdus sur ce type de projet.
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Les salaires de l'équipe technique
Ingénieurs, techniciens, développeurs, personnel d'atelier affectés au projet, au prorata du temps réellement consacré.
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Les prototypes et les matériaux
Matières consommées ou transformées dans les essais, pièces, outillage de mise au point, séries pilotes.
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La sous-traitance et les essais externes
Laboratoires, centres de recherche, consultants spécialisés, essais normalisés et validations réalisés au Canada.
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La mise à l'échelle
Passage du laboratoire à la production : équipement pilote, adaptation de la ligne, premières séries de validation.
Questions fréquentes sur l'innovation de produit
La RS&DE est le levier principal : ce crédit d'impôt fédéral et provincial peut atteindre jusqu'à 64 % des dépenses admissibles pour une société privée sous contrôle canadien imposable au Québec. Le PARI CNRC apporte une aide directe au projet, accompagnée d'un conseiller en technologie industrielle. Primo-adoptants, d'Investissement Québec, soutient les entreprises qui adoptent une innovation avant le marché. Dans le bioalimentaire, AGRI INNOVER finance l'innovation et la mise à l'échelle. Ces programmes se combinent, sous réserve des plafonds de cumul propres à chacun.
Oui, et c'est souvent le meilleur dossier. Les programmes de soutien à l'innovation financent l'effort technique, pas le résultat commercial : un prototype qui n'a pas tenu, une formulation abandonnée après essais, une architecture écartée parce qu'elle ne passait pas à l'échelle sont des travaux admissibles. L'échec démontre d'ailleurs précisément l'incertitude technique exigée par la RS&DE. La seule condition est d'avoir documenté la démarche — hypothèse, essai, résultat — pendant les travaux et non après.
Des traces datées et produites au fil des travaux, pas un rapport rédigé à la fin. Concrètement : carnets ou registres d'essais, comptes rendus de réunions techniques, versions successives des plans ou du code, résultats de tests avec leurs conditions, et un suivi du temps par personne et par projet. Ces éléments existent presque toujours dans l'entreprise ; ce qui manque, c'est leur rassemblement. Mettre en place ce suivi au démarrage du projet coûte peu et fait la différence entre un montant réclamé et un montant obtenu.
Non, et la confusion est fréquente. L'admissibilité ne dépend ni d'un dépôt de brevet, ni du caractère nouveau du produit sur le marché : elle dépend de la nature du travail réalisé, c'est-à-dire de l'existence d'une incertitude technique que les connaissances publiques ne permettaient pas de lever. Un produit déjà existant ailleurs peut donner lieu à des travaux admissibles si votre entreprise a dû résoudre elle-même un problème technique pour le réaliser. À l'inverse, un produit breveté mais assemblé à partir de solutions connues ne l'ouvre pas.
La première cause de montants perdus en innovation de produit n'est pas l'inadmissibilité : c'est la documentation reconstituée un an trop tard. Hubvention met en place le suivi du temps et des essais dès le démarrage, puis trace la frontière entre ce qui relève du développement courant et ce qui relève de travaux admissibles — c'est cette répartition qui détermine le montant. Le cabinet monte ensuite le dossier, le dépose, le défend auprès de l'ARC, de Revenu Québec ou de l'organisme concerné, et assure le suivi jusqu'au versement. L'analyse initiale est gratuite ; les honoraires sont fixés au cas par cas dans l'entente de mandat, avant le début des travaux.