Récupérez jusqu'à 64 % de vos dépenses en R&D
La Recherche Scientifique et le Développement Expérimental (RS&DE) est le levier fiscal le plus avantageux au Canada pour financer l'innovation. Hubvention structure, rédige et défend vos demandes — de l'admissibilité au versement.
- Fédéral · Annuel4,5G$donné en RS&DE chaque année
- Bénéficiaires20 000+entreprises canadiennes
- Couverture max64%des dépenses admissibles
- Récupération moy.~200K$par mandat Hubvention
- Développement de nouveau produit
- Amélioration significative d'un procédé
- Prototypage et tests de faisabilité
- Logiciel à composante algorithmique
- Algorithmes et intelligence artificielle
- Banc d'essai et ligne pilote
- Nouveaux matériaux
- Optimisation de procédé industriel
- Recherche partenariale (université)
- Intégration de systèmes
- Dispositifs IoT et capteurs
- Automatisation et robotique
- Cybersécurité avancée
- R&D agroalimentaire
- Biotechnologie
- Technologies propres et énergie
- Aérospatiale et composites
- Plasturgie et polymères
Qu'est-ce que le RS&DE ?
Un programme fiscal fédéral administré par l'ARC qui permet aux entreprises canadiennes de récupérer une part substantielle de leurs investissements en R&D sous forme de crédit d'impôt remboursable ou appliqué à l'impôt à payer.
- 01
Recherche fondamentale
Travaux qui font avancer les connaissances scientifiques sans viser d'application commerciale immédiate.
- 02
Recherche appliquée
Amélioration de matériaux, d'appareils, de produits ou de procédés existants en réponse à un objectif défini.
- 03
Développement expérimental
Travaux systématiques pour créer ou améliorer de manière significative des produits, des procédés ou des technologies.
Le critère n'est pas l'industrie — c'est la nature du travail. Un atelier manufacturier, un cabinet d'ingénierie ou une équipe logicielle peuvent tous se qualifier.
Critères d'admissibilité
Quatre critères objectifs déterminent l'admissibilité. Si vos travaux cochent les trois premiers et que vous opérez une entreprise imposable au Canada, vous êtes probablement admissible.

- 01
Incertitude technologique
Le résultat ne peut pas être prédit par un professionnel qualifié à partir des connaissances publiques. Pas besoin d'innover pour l'industrie — l'incertitude doit exister pour votre équipe.
- 02
Investigation systématique
Hypothèses formulées, tests exécutés, résultats analysés et documentés. Les échecs comptent autant que les succès : ce qui compte, c'est la démarche.
- 03
Avancement technologique
Les travaux visent à générer de nouvelles connaissances ou capacités techniques — même si le produit final n'est pas commercialisé ou que le projet est abandonné.
- 04
Entreprise canadienne imposable
Société privée sous contrôle canadien (CCPC), corporation étrangère ayant une filiale canadienne, ou entreprise individuelle assujettie à l'impôt canadien.
Ce qui ne se qualifie pas
- Études de marché, de faisabilité commerciale ou de satisfaction client
- Contrôle qualité de routine ou tests de conformité
- Recherche en sciences sociales ou humaines
- Prospection, exploration ou forage pour les hydrocarbures
- Formation du personnel, promotion des ventes, modification de style
Changements récents au programme
Le fédéral a doublé la limite de dépenses ouvrant droit au taux bonifié de 35 %, de 3 M$ à 6 M$. Le Québec a remplacé son crédit « salaires R&D » par le CRIC, qui élargit l'assiette mais ampute la première tranche de dépenses. À masse salariale égale, le montant encaissé n'est plus celui de 2024.
Calculateur du crédit RS&DE
Ajustez les paramètres ci-dessous pour obtenir une estimation selon les taux fédéraux et provinciaux en vigueur — limite fédérale portée à 6 M$ et crédit québécois CRIC compris.
Questions fréquentes sur la RS&DE
La RS&DE est un crédit d'impôt, pas une enveloppe à demander. Personne ne l'attribue : elle se réclame avec la déclaration de revenus, après coup, pour des travaux déjà réalisés. Il n'y a donc ni concours, ni comité de sélection, ni enveloppe qui s'épuise — mais aucune bienveillance discrétionnaire non plus : un dossier documenté passe, un dossier non documenté est refusé. Une subvention, à l'inverse, se demande AVANT d'engager la dépense et se juge sur dossier. Les deux se cumulent, avec une nuance qui compte : une subvention reçue est une aide gouvernementale, et se soustrait de l'assiette RS&DE.
Ceux qui cherchent à lever une incertitude technologique par une démarche systématique. Trois conditions : un obstacle technique dont la solution n'était ni connue ni déductible de la pratique courante ; des hypothèses formulées, testées et dont les résultats sont consignés ; un avancement des connaissances, même négatif — un essai qui échoue reste admissible s'il apprend quelque chose. Ce qui ne compte pas : la nouveauté commerciale, la taille du budget, le succès du produit. Un projet banal pour le marché mais techniquement incertain pour vos équipes se qualifie ; un produit spectaculaire assemblé avec des techniques connues ne se qualifie pas.
D'abord les salaires du personnel directement engagé dans les travaux : c'est la ligne la plus lourde, souvent l'essentiel de l'assiette. Ensuite la sous-traitance, retenue en partie seulement, les matériaux consommés ou transformés pendant les essais, et les frais généraux — le plus souvent par la méthode du proxy, 55 % des salaires admissibles, plutôt que ventilés ligne par ligne. Depuis le CRIC, il faut ajouter au Québec les biens acquis, terrain et bâtiment exceptés, ainsi que les travaux de précommercialisation. Ce qu'on oublie presque toujours : le temps des dirigeants passé sur les problèmes techniques et celui du personnel de soutien affecté aux essais.
Celles qui sont contemporaines des travaux. L'ARC ne demande pas un rapport rédigé après coup, elle demande la trace de ce qui s'est passé pendant : comptes rendus de réunions techniques, tickets et historiques de versions, cahiers de laboratoire, protocoles et résultats d'essais, plans successifs, relevés de temps par projet. Une feuille de temps tenue chaque semaine pèse plus qu'un mémoire de trente pages écrit dix-huit mois plus tard. Le réflexe qui change tout : consigner l'hypothèse et le résultat au moment où l'essai a lieu — y compris, et surtout, quand il échoue.
Nous repérons les projets admissibles avec vos équipes techniques, nous structurons la preuve, nous chiffrons l'assiette des deux paliers dans le bon ordre, nous rédigeons la description technique des travaux et nous montons le dossier avec votre comptable ou votre fiscaliste. Si l'ARC ou Revenu Québec ouvre une révision, nous prenons la vérification en charge et défendons le dossier.
Oui, et c'est la règle plutôt que l'exception : le PARI-CNRC, ESSOR, le C3i ou une aide sectorielle se cumulent avec la RS&DE. Deux réserves. D'abord, une aide gouvernementale reçue se soustrait de l'assiette RS&DE : elle ne fait pas perdre le crédit, elle en réduit la base — l'empilement rapporte donc toujours, mais moins que la somme des taux affichés. Ensuite, au Québec, le CRIC est exclusif : une même dépense ne peut pas porter le CRIC et un autre crédit québécois, d'où un arbitrage à faire, typiquement entre le CRIC et le C3i sur un achat d'équipement. L'ordre dans lequel les demandes sont montées change le total encaissé.
Oui, mais pas au motif qu'il s'agit de logiciel. Se qualifie la part des travaux où il a fallu résoudre un problème d'ingénierie sans solution connue : un algorithme dont la performance ne tenait pas à l'échelle visée, une architecture distribuée sous contrainte de latence ou de cohérence, un modèle d'apprentissage dont les résultats n'étaient pas prévisibles, une intégration imposant de contourner une limite non documentée. Ne se qualifie pas : intégrer une bibliothèque, brancher une interface de programmation, refondre une interface, configurer un progiciel. C'est le secteur le plus vérifié par l'ARC, d'où l'importance de séparer dès le suivi de temps les travaux de R&D du développement courant.