Paramètres du programme SIAM
Vos objectifs finançables
- Faire référencer ses produits dans les bannières et les réseaux de distribution alimentaire du Québec.
- Adapter un produit ou son emballage aux exigences d'un détaillant ou d'un distributeur.
- Participer à un salon professionnel au Québec pour rencontrer les acheteurs.
- Structurer une démarche de développement des affaires en circuit long de commercialisation.
- Diversifier ses canaux de vente au-delà d'un seul client ou d'un seul réseau.
Aperçu du programme
SIAM est administré par Aliments du Québec, avec l'appui financier du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. Son objectif est explicite : accroître la présence des produits québécois dans les réseaux de distribution alimentaire en circuit long, et diversifier les marchés des transformateurs d'ici.
L'aide couvre jusqu'à 50 % des dépenses admissibles. Elle est encadrée par deux bornes : au moins 10 000 $, au plus 100 000 $. Le plancher n'est pas anodin — il écarte de fait les très petits projets de mise en marché, qui relèvent d'autres soutiens.
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Le programme ne s'adresse pas aux entreprises en démarrage. Il faut commercialiser des produits alimentaires depuis au moins un an et afficher un chiffre d'affaires d'au moins 250 000 $. La logique est celle d'un accélérateur de croissance, pas d'un programme d'amorçage.
Le dépôt de nouvelles demandes n'est plus possible : les demandes étaient reçues en continu jusqu'à épuisement des fonds, et le cadre 2023-2026 est arrivé à ce terme. Pour un transformateur alimentaire qui cherche du financement aujourd'hui, la porte ouverte est le Programme Transformation alimentaire du MAPAQ, relancé en juillet 2026.
- Non remboursable
- Une seule aide par entreprise
- Marché québécois
- Dépôts clos
Critères d'admissibilité
SIAM vise les transformateurs alimentaires établis, avec un historique de vente et un volume d'affaires minimal. Les critères ci-dessous sont ceux du cadre 2023-2026.
- Entreprises de transformation alimentaire immatriculées au Québec.
- Entreprises commercialisant des produits alimentaires depuis au moins un an.
- Entreprises réalisant un chiffre d'affaires d'au moins 250 000 $.
- Coopératives agroalimentaires et entreprises d'économie sociale marchande du secteur.
- Projets de mise en marché visant les réseaux de distribution en circuit long au Québec.
- Entreprises en démarrage, sans année complète de commercialisation.
- Entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur au seuil exigé.
- Producteurs agricoles sans activité de transformation.
- Entreprises ayant déjà obtenu une aide du SIAM pour le même cadre de programme.
- Détaillants, distributeurs et restaurateurs qui ne transforment pas de produits.
Territoire admissible
- L'entreprise doit avoir un établissement actif au Québec.
- Les activités financées visent les réseaux de distribution alimentaire du Québec.
- Pour une démarche d'exportation hors Québec, c'est CanExport qui prend le relais, pas le SIAM.
Étapes de la demande
Aucun dépôt n'est possible tant qu'un nouveau cadre n'est pas annoncé. La démarche ci-dessous est celle à préparer en vue d'une réouverture — elle reste utile, parce que le plan de mise en marché est de toute façon le vrai livrable.
01. Vérification des seuils
Ancienneté de commercialisation, chiffre d'affaires, immatriculation, et surtout : l'entreprise a-t-elle déjà touché une aide du SIAM ? Le programme n'en accorde qu'une par entreprise et par cadre.
AUDIT · 3 JOURS02. Construction du plan de mise en marché
Rédaction du plan d'accès aux marchés : réseaux visés, activités prévues, calendrier et budget. C'est ce plan qui est évalué, pas la qualité gustative du produit.
MONTAGE · 2 À 3 SEMAINES03. Dépôt à la réouverture
Dépôt auprès d'Aliments du Québec dès qu'une nouvelle période s'ouvre. Les demandes étant traitées jusqu'à épuisement des fonds, l'ordre d'arrivée compte réellement.
DÉPÔT · À LA RÉOUVERTURE
Activités financées par le programme
Le programme finance les activités de commercialisation sur le marché québécois.
- Démarchage et référencement auprès des bannières et des distributeurs alimentaires.
- Adaptation de produit et d'emballage aux exigences des réseaux de distribution.
- Participation à des salons et à des événements professionnels au Québec.
- Activités promotionnelles en magasin et matériel de mise en marché.
- Honoraires de spécialistes en développement des affaires et en commercialisation alimentaire.
- Outils de vente : fiches produits, catalogues, matériel destiné aux acheteurs.
Documents à fournir
- Formulaire de demande d'Aliments du Québec.
- Plan d'accès aux marchés, avec réseaux visés, activités et calendrier.
- Budget détaillé des activités de commercialisation prévues.
- États financiers démontrant le chiffre d'affaires minimal exigé.
- Preuve d'immatriculation au registre des entreprises du Québec.
- Fiches techniques des produits visés par la démarche.
- Soumissions des fournisseurs et des firmes mandatées.
Dépenses couvertes par le programme
- Honoraires de firmes et de spécialistes en commercialisation alimentaire.
- Frais d'inscription et de participation à des salons professionnels au Québec.
- Conception et production de matériel de mise en marché et d'outils de vente.
- Coûts d'adaptation d'emballage et d'étiquetage exigés par un réseau de distribution.
- Activités promotionnelles réalisées en magasin ou auprès des acheteurs.
Coûts exclus
- Salaires réguliers du personnel de vente de l'entreprise.
- Achat d'équipement de production et travaux d'usine.
- Dépenses engagées avant l'acceptation de la demande.
- Frais de financement, intérêts et frais juridiques courants.
- Activités de commercialisation menées hors du Québec.
- Taxes de vente récupérables.
Points à vérifier avant le dépôt
- Une entreprise ne peut obtenir qu'une seule aide du SIAM par cadre de programme.
- Les demandes étaient reçues en continu jusqu'à épuisement des fonds ; c'est ce qui a mis fin aux dépôts.
- Le Programme Transformation alimentaire du MAPAQ a été relancé en juillet 2026 avec une enveloppe de 80 M$ sur deux ans : c'est aujourd'hui la principale porte pour un transformateur alimentaire québécois.
- Le SIAM couvre le marché québécois. Pour prospecter à l'étranger, CanExport finance une autre catégorie de dépenses, sur d'autres marchés.
- Une aide accordée est versée sur présentation des pièces justificatives, après réalisation des activités.
Questions fréquentes sur SIAM
Puis-je déposer une demande SIAM en ce moment ?
Non. Les demandes étaient reçues en continu jusqu'à épuisement des fonds, et l'avis publié indique que les dépôts ne sont plus possibles pour le cadre 2023-2026. Il faut attendre l'annonce d'un nouveau cadre par Aliments du Québec et le MAPAQ.
Quel est le montant de l'aide ?
L'aide couvre jusqu'à 50 % des dépenses admissibles, avec un minimum de 10 000 $ et un maximum de 100 000 $. Le plancher de 10 000 $ écarte les projets de très petite envergure.
Mon entreprise vient de démarrer. Suis-je admissible ?
Non. Il faut commercialiser des produits alimentaires depuis au moins un an et réaliser un chiffre d'affaires d'au moins 250 000 $. Le SIAM finance l'accélération d'une entreprise déjà en marché, pas son démarrage.
Puis-je obtenir le SIAM une deuxième fois ?
Non, pas dans le même cadre de programme. Une entreprise ne peut obtenir qu'une seule aide du SIAM pour la période couverte. Un nouveau cadre pourrait remettre le compteur à zéro, mais rien ne le garantit d'avance.
Le programme finance-t-il l'exportation ?
Non. Le SIAM vise les réseaux de distribution alimentaire du Québec, en circuit long. Pour une démarche vers des marchés extérieurs, c'est CanExport qui finance la prospection et les activités de développement à l'étranger.
Que faire si le SIAM est fermé et que j'ai un projet ?
Le Programme Transformation alimentaire du MAPAQ a été relancé en juillet 2026 avec une enveloppe de 80 M$ sur deux ans et reçoit des demandes pour 2026-2027. Il ne couvre pas exactement les mêmes dépenses, mais c'est la porte ouverte pour le secteur.
Les dépenses déjà engagées comptent-elles ?
Non. Comme dans la plupart des programmes de mise en marché, les dépenses engagées avant l'acceptation de la demande sont écartées. Le plan doit porter sur des activités à venir.